Les médias diffusent chaque jour des images de réfugiés et de migrants. José Meireles incarne dans son solo les difficultés et le désarroi de ces personnes en fuite. Il a fait du sac à dos leur emblème.

Note d'intention
La sécurité est la perception d’être protégé de risques, de dangers ou de pertes. L’évasion est le moyen de survivre. Ils courent, ils nagent, ils sautent, ils crient, ils luttent pour échapper à tous les conflits. Ils avancent, progressivement, en construisant leurs chemins. Chemin long et sans fin. Avec eux, un sac. Ils emmènent rien, seulement le poids d’une vie.
Mais combien pèse une vie?

Dans les réseaux entravés,
Mon corps prisonnier et blessé…
Continue, continue mon âme nue
Trouve encore un peu d’espérance
Marque tes pieds crus
Pour laisser le souvenir
A cette humanité  qui plongée dans l’aveuglement
Ignore la survie  d’une âme étrangère.
une note d’intention écrite avec Angela Machado, écrivaine et comédienne.
Point de départ

« Le solo est pour moi un moment de réflexion personnel, sur ce que l’on est, autant comme artiste que comme personne. Il y a toujours je crois une part d’autobiographie dans ce genre de travail. C’est aussi une recherche sur notre propre gestuelle, autour d’une thématique, d’une dramaturgie. »

 

« J’ai commencé à réfléchir sur les thèmes du voyage et de la survie. Je me suis ensuite confronté à l’actualité du monde et aujourd’hui l’un de mes objectifs est d’exposer et d’incarner le chemin de ceux qui sont forcés à fuir leur pays et survivre aux difficultés de l’avenir. »

Biographie

José Meireles est né à Guimarães (Portugal), en 1995. 
Il découvre plusieurs aspects de la danse, comme le hip-hop, la danse contemporaine, le jazz et aussi quelques notions de danse classique au sein de son lycée. José obtient le diplôme d’interprète en danse contemporaine, de 2012 à 2015, à l’école professionnelle du Balleteatro à Porto, dirigé par Isabel et Né Barros, où travaillent plusieurs artistes nationaux et internationaux. En parallèle de sa formation, José a travaillé notamment avec Emmanuelle Huynh et Compagnie Instável 2015, Victor Hugo Pontes (2014), Marco da Silva Ferreira (2015), Flávio Rodrigues (2013), Isabel Barros (2015), Cyril Viallon (2013/2014). 
Par la suite, en 2015, il intègre la formation au Centre national de danse contemporaine d’Angers dirigé par Robert Swinston, où il obtiendra, à la fin de la formation, une licence en art du spectacle danse – domaine sciences humaines et sociale option droit, économie et gestion- et le diplôme national supérieur professionnel du danseur. 

Répétitions en studio

« Je fais des recherches sur l’actualité, fais une sélection d’images et de musiques : j’aime beaucoup improviser sur la musique, plusieurs musiques, pour rentrer dans des ambiances différentes et en changer, c’est un véritable moteur. J’invite aussi les autres étudiants à regarder les différentes étapes de mon travail, pour avoir leurs retours. C’est constructif. »

Le filage en studio de création
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