Julien Derradj retombe un jour sur Le Horla, qu’il relit, et en retire la matière de son solo. Il compose une « danse du Horla » qui oscille, tout comme le narrateur de l’ouvrage de Maupassant, entre réalisme et fantastique. Il pousse ses recherches autour du jeu de mot entre « horla » et « hors-la-loi ».

Note d'intention
« Hors-la-loi » d’après Le Horla (1887)
Cette pièce prend source dans la nouvelle Le Horla de Guy de Maupassant. Je me suis intéressé, dans la version du journal intime de 1887, à cinq événements pour cinq minutes de chorégraphie. Je l’utilise comme une partition en résonance avec la danse en incorporant des phrases de mouvements déstructurées ou recomposées à partir d’un état fébrile tiré et interprété d’une scène de l’ouvrage :   « 13 août – Je ne peux plus vouloir, mais quelqu’un veut pour moi, et j’obéis ». J’opte pour des mouvements se densifiant dans une gestuelle tranchée et aux flux tendus,  des mouvements qui se tarissent jusqu’à l’abandon de toute forme de résistance.
« 17 août- Mon fauteuil était vide, semblait vide ; mais je compris qu’il était là, lui, assis à ma place et qu’il lisait. » Je m’appuie sur le jeu de mot : hors-la-loi pour intégrer la dimension d’un homme en quête d’évasion, chaque instant à l’affût comme s’il était traqué. La chronologie est réinterprétée au travers d’une succession de tableaux qui tendent à nourrir la reconstitution des moments évoqués. Je joue à apparaitre et disparaître dans ces espaces comme un fantôme ou un souvenir brouillé.   
Point de départ
Biographie

Formé au conservatoire Georges Guillot à Thiers, Julien obtient le certificat d’études chorégraphiques mention bien en contemporain. Il étudie au centre de formation Au Fait à Lyon où il réussit l’EAT en danse contemporaine et jazz. Il participe régulièrement à des workshop et master class en France et des créations au sein du centre culturel du château de la Porte (CCCP), direction Peggy Rodriguez.

Répétitions en studio
Le filage en studio de création
Les autres projets