Naissance, liberté, enfermement : un solo en trois parties pour évoquer l’oppression des corps et le contrôle des masses.

Note d'intention
La stimulation cérébrale profonde est une méthode consistant à soigner des maladies en implantant dans le cerveau des électrodes, connectées à un boîtier qui délivre un courant électrique. Et si aujourd’hui cette technique était prodiguée dans le but de contrôler le plus d’individus possible. Nos choix seront-ils vraiment encore les nôtres ? C’est de cette question qu’est né ce solo. Un espace délimité par des lignes s’ouvre à nous. C’est dans cet espace précis et quadrillé qu’un danseur va tenter d’évoluer. Il découvre peu à peu son corps et les mouvements qui lui sont possibles. Ces lignes vont changer son rapport à l’espace, vont lui indiquer le chemin à prendre, vont lui dicter ses mouvements. Ces lignes… mais au final que reste-t-il de cet individu ?
Point de départ

« Mon point de départ est celui d’une carte blanche que j’ai chorégraphiée l’année dernière pour quatre danseurs. Le sujet était celui du contrôle des corps qui tend vers un mouvement mécanique et de l’évolution de l’homme vers la robotisation. »

 

« Je me filme le plus souvent possible. Je filme les moments de recherche car cela me permet d’avoir une trace, surtout lors des improvisations. »

Biographie

Kevin Martial découvre la danse contemporaine à l’âge de 14 ans au sein de l’option danse mise en place dans son collège. Il intègre durant trois années une compagnie de danse amateur où il se confronte au travail de la création chorégraphique, de l’improvisation et du contact. En 2012 il réalise un DUT Techniques de commercialisation spécialité évènementiel et en 2015 il obtiendra une licence professionnelle en administration et gestion des entreprises culturelles. En parallèle de ces trois ans de formation, il décide de prendre des cours de danse dans différentes écoles afin de continuer à danser et d’acquérir les bases nécessaires.  Il aura également l’occasion de faire des stages et ainsi de découvrir de nouveau univers de la danse contemporaine notamment avec Cédric Andrieux autour de Merce Cunningham, Sergi Amoros Aparicio autour d’Angelin Preljocaj et encore bien d’autres comme Saief Remmide, Bruno Danjoux… Il souhaite se confronter au monde de la danse c’est pourquoi il s’inscrit au concours organisé par la Confédération nationale de danse. Il obtiendra dans la catégorie solo un deuxième prix national en 2013, et un premier prix national en 2014. La même année, il obtiendra le premier prix à un concours de jeunes talents à Mulhouse.

En 2015, il intègre l’école du Centre national de danse contemporaine d’Angers. Aujourd’hui Kevin se tourne vers une danse de contact et de composition en groupe.

Répétitions en studio

« Je me filme le plus souvent possible, notamment les moments de recherche. Cela permet d’avoir une trace. »

 

« Je travaille autour de trois états de corps différents : au sol, debout avec des mouvements amples qui vont chercher l’espace et enfermé dans des lignes avec des mouvements plus précis. »

Le filage en studio de création
Les autres projets