Pauline Sonnic questionne l’écologie, des problèmes environnementaux et l’avenir de la planète. Elle chorégraphie la « traque » des derniers espaces de liberté.

Note d'intention
Observer, apprécier. Souviens-toi quand, pieds nus, tu courais dans les champs…
Prendre appuis, repousser, s’élever. J’ai cherché comment je pourrais continuer à grandir. Dans une danse en relief, j’expérimente un nouveau rapport à la gravité.
Déconnecté. Le rythme mène la danse vers la traque des derniers espaces de liberté.
Ramper, chuter, trancher, piétiner, attraper, casser. J’ai imaginé ce que serait la vie sans lignes droites. Des cubes, eux, me renvoient une image nette de la réalité, celle que je vois aujourd’hui.
Tasser, empiler, construire pour détruire. Alors j’ai pensé à ce qu’il restera.  
Point de départ

« J’explore toujours de nouveaux procédés de composition, pour m’amuser. Je commence par improviser librement, puis avec des consignes. Hier, j’ai vu que j’avais du mal à improviser, avec le froid dans le studio, alors j’ai tiré au sort des petits papiers pour me donner des directions, des qualités de mouvements, des vitesses, etc. Et j’ai composé le début de mon solo avec. »

 

« J’utilise des cubes car d’une part ils renvoient une image nette et d’autre part ils constituent des supports très intéressants pour travailler avec la gravité. »

« Nous sommes un groupe de vingt étudiants et nous traversons beaucoup de styles, de gestuelles différentes qui nous sont extérieurs. Alors souvent le soir je reste dans un studio pour improviser afin de vérifier que je suis toujours moi. »

Biographie

Pauline Sonnic a commencé la danse en milieu associatif dans la ville de Lorient en Bretagne. Après le BAC, elle intègre le conservatoire de Nantes. Elle valide l’EAT contemporain en 2013. Dans le cadre de la formation au conservatoire, elle a eu une première approche du métier d’interprète grâce à la création Roméo et Juliette d’Hervé Maigret (Cie NGC25).
Afin de se donner plus de « billes », Pauline suit de nombreux workshops, notamment au CCN de Nantes avec diverses compagnies (Denis Plassard, CNDC, Ballet de Loraine) et suit des entraînements réguliers du danseur. Elle pratique le yoga depuis deux ans et parce que tout les moyens sont bons pour danser, elle crée des petits projets de performances lors de soirées étudiantes. 

Répétitions en studio

« Je suis très attachée à l’écologie et intriguée par notre mode de vie et toute cette modernisation. Il me semblait indispensable de faire mon solo là-dessus. »

« Prendre appui, repousser, s’élever, trancher, piétiner, construire pour détruire, tels sont les mots qui s’articulent autour de celui de traque. Ce solo met en jeu le rapport verticalité/horizontalité : verticalité du corps et de ce qui appartient à l’humain, et horizontalité de tout ce qui appartient à la nature. J’ajoute la notion de « hors sol », propre à une génération où l’Homme est déconnecté de la nature. »

Le filage en studio de création
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