C’est le groupe du Laocoon qui constitue le point de départ du solo de Yohann Baran. Yohann s’intéresse particulièrement, dans cette sculpture grecque du 1er siècle avant J.-C., à un fils, étouffé avec son frère et son père, le prêtre Laocoon, par des serpents alors qu’il, selon l’Enéide, cherchait à protéger les Troyens contre l’entrée du cheval de Troie dans leur cité. Cette statue le conduit rapidement à explorer des mouvements liés à la chute, à la torsion ou encore à l’ondulation.

Note d'intention
Tout est parti d’une photo du Laocoon, statue que l’on peut voir au Vatican. En travaillant sur la posture de l’un des deux fils du Laocoon, mon travail cherche à mettre en évidence et à faire percevoir l’état de transformation du corps. Par des ondulations, des chutes et des torsions, la métamorphose du corps laissera percevoir peu à peu une torture serpentine. A partir de cet état de corps tortueux, la danse nous emmène peu à peu vers une transformation du corps en serpent.
Point de départ

« J’ai la chance d’avoir un ami artiste avec lequel j’ai longuement parlé des différentes manières de représenter l’œuvre. Après avoir choisi d’incarner l’un des fils, j’ai commencé à créer quelques phrases assez courtes tout en gardant une part d’improvisation, car j’aime cette recherche de sensation spontanée. »

 

« Je veux pousser mon corps au plus loin et donner une interprétation contemporaine de cette histoire datant d’il y a bien longtemps. »

Biographie

Après avoir suivi une formation en danse classique au sein d’une école privée et au conservatoire de Nancy, Yohann s’oriente vers une formation plus contemporaine à l’école du Ballet du Nord, où il obtiendra son EAT en danse contemporaine et durant laquelle il fera une année de préparation au DE de professeur de danse contemporaine. C’est en 2015 qu’il rentre au CNDC où il aura la chance de pouvoir travailler avec des intervenants comme Herve Robbe, Aurélien Richard, Phillipe Priasso, Robert Swinston ou encore Kathleen Fischer.
Il se forme aussi avec divers stages qu’il a pu faire au ballet de Lorraine, dans la compagnie Chrysalide de Cyril Viallon ou dans la compagnie Troubleyn/Jan Fabre. Yohann fut également danseur soliste dans l’opéra Idomeneo, de Mozart à l’opéra de Lille.
Au delà de la danse, Yohann s’intéresse aux autres arts comme la musique, la peinture ou encore la mode. Yohann cherche aussi à s’enrichir des autres cultures, c’est pourquoi il voyage assez souvent pour découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles inspirations.

Répétitions en studio

« J’ai cherché des mots-clés autour de mon solo et choisi au hasard quelques notions avec lesquelles je joue et improvise. »

Le filage en studio de création
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